
Formation
Formation des parlementaires africains & leaders religieux et traditionnels
Octobre 2025

Partenaires

Introduction
À la demande du Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique de l’Union africaine (AU CIEFFA), nous avons facilité une série de formations à l’intention de parlementaires africains, ainsi que de leaders religieux et traditionnels. Ces sessions visaient à renforcer la compréhension et l’intégration des approches transformatrices du genre dans les cadres législatifs, éducatifs et communautaires.
Situation initiale
Dans de nombreux pays africains, les normes sociales, les cadres juridiques et les systèmes éducatifs continuent de reproduire des inégalités de genre structurelles qui limitent l’accès, la rétention et la réussite des filles dans l’éducation. Les sessions de formation ont été une opportunité de rappeler que:
34 millions d’adolescentes en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisées ;
6 millions de filles âgées de 10 à 19 ans sont devenues mères adolescentes en Afrique ;
Les normes de genre sont perçues comme des “croyances profondément ancrées et largement répandues” qui régissent les comportements et les rapports de pouvoir.
Face à ces chiffres, les formations que nous avons dispensées aux côtés de l’AU CIEFFA ont mis l’accent sur :
Le rôle pivotal des leaders traditionnels et religieux dans la lutte contre les normes et stéréotypes de genre en milieu scolaire ;
L’importance d’une budgétisation sensible au genre et d’une implication des parlements dans la supervision, l’élaboration de politiques publiques, la législation et le financement de l'éducation des filles.
Méthodologie / approche
Les formations ont structuré les discussions autour de la définition de l’égalité des genres et des normes de genre appliquées à l’éducation, ainsi que les causes profondes et facteurs écologiques influençant ces normes sociales.
Elles ont permis d’introduire l’éducation transformatrice du genre comme une approche mobilisant politiques, pédagogie et engagement communautaire, ainsi que les “7 piliers de l’éducation transformatrice du genre”. Par ailleurs, au travers d’études de cas, les sessions ont aussi permis de voir ce qui fonctionne dans quelques pays d’Afrique, notamment au Malawi où l’interdiction du mariage des enfants, son application communautaire, et la stratégie nationale pour l’éducation des filles ont permis d’annuler plus de 40 000 mariages d’enfants.
Les sessions ont, par cette approche, été animées de manière interactive, privilégiant l’alignement et la formulation d’engagements avec les participant.e.s.
Résultats / Impacts
Les formations ont permis de :
Repositionner l’égalité des genres dans l’éducation comme une question systémique et structurelle ;
Mettre en évidence le rôle institutionnel des parlementaires dans la supervision, l’élaboration de politiques publiques, la législation et le financement de l'éducation des filles ;
Souligner le rôle des leaders religieux et traditionnels dans la transformation des normes sociales ;
Introduire les outils analytiques comme l’analyse de genre et la budgétisation sensible au genre (p.18)
Les chiffres mobilisés pendant les sessions (34 millions de filles non scolarisées ; 6 millions de mères adolescentes ; 40 000 mariages annulés au Malawi) ont permis d’ancrer le dialogue dans des données probantes .
En définitive, la formation a permis de renforcer les capacités des formateurs et d’ancrer l’Approche Transformatrice du Genre dans des plans d’action concrets, avec un dispositif d’évaluation démontrant une amélioration des connaissances et une meilleure compréhension des objectifs de l’ATG



